Après avoir fait fortune dans la guerre de course et les mers du Sud, les corsaires et armateurs malouins de la fin du XVIIe siècle souhaitaient affirmer leur rang social et avoir la possibilité de se reposer dans une campagne accueillante, proche de Saint-Malo.
C'est dans l'arrière pays, où se trouvaient de nombreuses maisons de petite et moyenne noblesse, qu'ils ont décidé d'installer leurs résidences secondaires. Implantation discrète, hauts murs, architecture symétrique, jardins, caractérisent ces belles demeures. On en dénombre plus d'une centaine dans le pays de Saint-Malo. Certaines d'entre elles se visitent.
A l'origine c'était une enceinte rectangulaire, flanquée de trois tours et d'un donjon carré, détruite par les Ligueurs en 1589, dont il ne reste rien. Après que le château eut été ruiné, les seigneurs firent construire plus bas, au bord de l'étang, un manoir assez élégant mais dépourvu de style : c'est celui que nous connaissons. La Piétà de Beaufort. Cette croix appartenait autrefois à la paroisse de Roz-Landrieux. Pour permettre le financement du clocher de l'église, l'Abbé Nantel, Recteur de Roz (1843-1877), donna cette croix au Comte de Beaufort, lequel la plaça sur un rocher émergeant de l'étang, non loin du château. Elle a été ramenée depuis tout près de la propriété. Il est dit que cette croix proviendrait, à l'origine, de la métairie de la "Grande Mettrie", en Roz-Landrieux. Voici la description qu'en donne le chanoine Joseph Mathurin, dans les "Glanes bretonnes" (les vieux calvaires de Roz-Landrieux) :"Sur la face antérieure, un christ identique à celui de la croix du cimetière (de Roz-Landrieux) ; sur face postérieure, une Piétà, la Vierge, tenant sur ses genoux le Christ mort". Plerguer.
Au début du siècle touristes et promeneurs se pressaient pour venir voir "l'ermite de Rothéneuf" et ses extraordinaires sculptures.
L'abbé Adolphe Fouéré, ordonné prêtre en 1863, consacra les seize dernières années de sa vie à graver dans le granit de la falaise de Rothéneuf des centaines de figures humaines ou d'animaux fantastiques qui racontent des histoires inspirées de la mythologie populaire bretonne et nationale.
Transformé, abandonné puis de nouveau ouvert au public, le site des falaises de Rothéneuf s'offre de nos jours comme un lieu de réflexion et d'interrogations sur l'héritage spirituel d'un homme d'église qui, devenu sourd et muet à l'âge de 55 ans grava pour la postérité, les histoires étranges qui peuplaient son esprit, dans le granit d'une falaise de la côte d'Emeraude. Rothéneuf.
Le château de Landal fut en son temps, avec Combourg et la Roche-Montbourcher, l'une des places fortes stratégiques de la région. Reconstruit au XIX° siècle dans un style néogothique, la propriété demeure d'une rare beauté.
Dans la forêt domaniale du Mesnil, l'allée couverte de la "maison des fées" est l'un des rares sites mégalithiques de Bretagne ayant parfaitement traversé le temps... Une halte merveilleuse au coeur de la forêt domaniale du Mesnil.
C'est le plus important menhir de la région, avec presque 10 m de hauteur. Légende : un jour le Diable, voyant Saint-Samson construire la cathédrale de Dol, se saisit d'un rocher au Mont-Dol et tenta d'écraser l'édifice. Mais il manqua sa cible et le rocher ne détruisit que la partie supérieure d'une tour (aujourd'hui encore manquante) : le projectile vint se planter en terre à quelques kilomètres de là : c'est le menhir du Champ-Dolent. Dol-de-Bretagne.
Tour de Brégain / la Boussac - le Télégraphe de Chappe / Saint Marcan - Moulins à vent / Cherrueix