Si l’on s’en tient au visible, les enclos avec leur architecture flamboyante et leur profusion d’ornements, sont de magnifiques pierres précieuses enchâssées dans de coquets petits villages bretons. Patrimoine unique au monde, la renommée des enclos paroissiaux n’est plus à faire, et attire, chaque des milliers de visiteurs venus du monde entier. L’Histoire nous enseigne que seule la richesse des Fabriques, ces conseils de paroissiens qui, du 15e au 17e siècle, percevaient dons et taxes sur les ventes des foires, a rendu possible cette surenchère architecturale. Mais quelle motivation profonde est à la source d’une telle débauche d’énergie ? L’esprit de clocher, sans doute, la ferveur religieuse, assurément. Mais sans doute aussi un curieux culte des morts renvoyant à des pratiques qui, aujourd’hui, peuvent paraître barbares au commun des mortels. Le cimetière étant réservé aux indigents, la "gestion" des corps imposait un curieux cheminement aux cadavres. Inhumés sous de simples dalles dans l’église, plus ou moins proches du chœur selon leur rang, les corps subissaient une translation, nécessaire par manque de place, qui les menaient de l’ossuaire pour les crânes, à la fosse pour le reste des ossements. Ainsi, la mort, bien confinée dans l’enclos et apprivoisée par des images et des rites religieux, était-elle omniprésente dans la vie de chaque jour. Au 17e siècle, l’Eglise mit fin à ces pratiques pour cause d’insalubrité.
L’enclos paroissial est l’espace éminemment sacré où se concentre la vie religieuse. Ce "territoire" sacré est cerné d’un mur percé d’entrées cardinales, dont la plus importante s’orne d’une porte triomphale. Au centre, l’église occupe la plus grande partie de l’espace, jusqu’à toucher l’enceinte. L’intérieur dévoile la richesse d’un somptueux mobilier : baptistères, retables, statuaire. Le porche au sud est souvent une œuvre architecturale à part entière et la sacristie étonne également par son développement.
Les enclos paroissiaux du Pays : Landerneau, Trémaouézan, La Roche Maurice, Ploudiry, La Martyre, Pencran, Dirinon, Tréflévénez.
La Martyre Pencran. A noter : Les Pays Touristiques du Léon et de Morlaix disposent également de magnifiques enclos paroissiaux, notamment à Sizun, Guimiliau, Saint-Thégonnec…
D’une façon générale, en Bretagne, c’est dans le patrimoine religieux que s’exprime le mieux la spécificité de l’architecture bretonne. Le Pays Touristique de Landerneau-Daoulas est couvert d’églises et de chapelles, de styles gothique et Renaissance, avec chacune sa particularité et ses mystères : Ici, un clocher finement ciselé, là, un porche aux sculptures somptueuses, ou encore, la splendeur d’un vitrail polychrome. Profondément religieux, l’art a laissé ici des traces matérielles à la fois monumentales et originales presque toujours taillées dans ce granit qui fait à la fois l’orgueil et la particularité de notre territoire. Partez à la découverte de ces joyaux avec le guide "Eglises et Chapelles" disponible à l’office de tourisme à Landerneau sur simple demande.
Dirinon Irvillac.
Les Enclos Paroissiaux : Landerneau, Trémaouézan, La Roche Maurice, Ploudiry, La Martyre, Pencran, Dirinon, Tréflévénez. L’enclos paroissial est l’espace éminemment sacré où se concentre la vie religieuse. Ce "territoire" sacré est cerné d’un mur percé d’entrées cardinales, dont la plus importante s’orne d’une porte triomphale. Au centre, l’église occupe la plus grande partie de l’espace, jusqu’à toucher l’enceinte. L’intérieur dévoile la richesse d’un somptueux mobilier : baptistères, retables, statuaire. Le porche au sud est souvent une œuvre architecturale à part entière et la sacristie étonne également par son développement. Abbaye de Daoulas : De style roman primitif, l'Abbaye abrite des trésors hérités des siècles passés :
- l’église abbatiale, imposant édifice roman d’une grande sobriété.
- le porche gothique, déplacé à l’entrée du cimetière.
- le splendide cloître roman, le seul encore debout en Bretagne bien que privé de l’un de ses côtés, forme un rectangle qui abrite une vasque aux ablutions.
- la fontaine monumentale et l’oratoire Notre-Dame des Fontaines.
Conçu comme l’étaient les jardins du Moyen Age un jardin de plantes médicinales regroupe près de 250 espèces des 5 continents. Daoulas.
Chapelle Notre-Dame de Bon Voyage : Edifié dans le quartier de Locqueltas à la fin du 19e siècle sur l'emplacement d'une ancienne chapelle, dont on a réutilisé quelques éléments. Un pardon y est célébré tous les ans le premier week-end de septembre, se renseigner. Ouessant.